Ce que vous portez
mérite d'être déposé.
Un trauma n'est pas une faiblesse. C'est une blessure que le cerveau n'a pas pu traiter seul. Avec les bons outils, elle peut guérir, même des années après.
On ne "passe pas à autre chose"
juste en le décidant.
Vous vous dites que c'est du passé. Que vous devriez être remis. Que d'autres ont vécu pire. Pourtant quelque chose reste. Une image qui revient. Un corps qui se tend dans certaines situations. Une réaction que vous ne comprenez pas vous-même. Une fatigue que rien ne semble combler.
Ce n'est pas de la faiblesse. Ce n'est pas de l'entêtement. C'est la façon dont le cerveau stocke les expériences qui l'ont dépassé. Un souvenir traumatique ne s'efface pas avec le temps, il se fige. Il attend d'être traité.
"Le corps garde les traces." Bessel van der Kolk, psychiatre et chercheur spécialiste du trauma, The Body Keeps the Score
Il n'y a pas de "bon" ou de "mauvais" trauma. Il n'y a pas d'événement trop petit pour avoir laissé des traces. Ce qui compte, c'est ce que votre système nerveux en a ressenti. Et ce qu'il est temps de libérer.
Un trauma, qu'est-ce que c'est vraiment ?
Un trauma est une réaction du système nerveux à un événement perçu comme une menace pour sa vie, son intégrité ou celle d'un proche. Ce qui compte n'est pas l'objectivité de l'événement, c'est ce que le système nerveux en a ressenti. Il n'y a pas de petits traumas.
Quand le cerveau est submergé, il ne peut pas traiter l'expérience normalement. Le souvenir reste figé, sans contexte temporel, comme si l'événement se produisait encore aujourd'hui. C'est pour cela que les flashbacks semblent si réels, les réactions si disproportionnées.
Les traumas complexes résultent d'expositions répétées : négligence dans l'enfance, violences, harcèlement prolongé, maladie grave. Ils affectent l'identité, la confiance en soi, la relation aux autres et au monde de façon profonde et durable.
Ce n'est pas ce qu'il vous est arrivé qui définit le trauma. C'est ce que votre système nerveux en a fait.
Accident, agression, catastrophe naturelle, décès brutal, annonce médicale grave
Trahison, violences conjugales, abus, abandon, ruptures destructrices
Maltraitance répétée, négligence, harcèlement chronique, maladie longue durée
Diagnostic grave, intervention chirurgicale, hospitalisation prolongée, soins douloureux
Accident de travail, violences professionnelles, épuisement, licenciement brutal
Blessures héritées des générations précédentes, histoires familiales non dites
Ce que le cerveau fait
sans vous le dire
Face à un danger, le cerveau déclenche automatiquement la réponse combat, fuite ou sidération. L'amygdale, centre de la peur, prend le contrôle. Le cortex préfrontal, siège de la raison, se met en veille. C'est un mécanisme de survie parfait.
Le problème apparaît quand ce mécanisme reste activé après la fin du danger. Le souvenir n'est pas intégré normalement. Il reste stocké avec toute sa charge émotionnelle et sensorielle. Un son, une odeur, une posture peuvent suffire à le réactiver, comme si le danger était encore là.
Les approches thérapeutiques que j'utilise travaillent directement sur ce mécanisme neurobiologique. Pas uniquement sur les pensées conscientes, mais sur la façon dont le cerveau stocke et rejoue l'expérience.
La stimulation bilatérale du cerveau :
débloquer ce qui est figé
La stimulation bilatérale alternée est une approche thérapeutique qui consiste à activer alternativement les deux hémisphères du cerveau pendant que le patient maintient en conscience un souvenir, une émotion ou une sensation difficile. Cette activation peut se faire par des mouvements oculaires guidés, des tapotements sur les genoux ou des sons alternés dans les deux oreilles.
Ce que cette approche produit dans le cerveau est remarquable. L'amygdale, centre de la peur, voit son activité diminuer. Le cortex préfrontal, siège du recul et de la raison, se réactive. Les imageries cérébrales montrent une réorganisation du stockage du souvenir traumatique. Il perd progressivement sa charge émotionnelle brute tout en restant accessible à la mémoire.
Le mécanisme exact reste partiellement compris, mais les hypothèses convergent : la stimulation bilatérale activerait des circuits comparables à ceux du sommeil paradoxal, période durant laquelle le cerveau traite naturellement les expériences de la journée.
Recommandée par l'OMS et l'INSERM pour le traitement du trouble de stress post-traumatiqueCette approche, que vous connaissez peut-être sous le nom d'EMDR, est celle qui obtient les résultats les plus rapides et les plus durables dans mon accompagnement des traumas.
L'EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing) est la forme la plus connue de stimulation bilatérale. Développée par Francine Shapiro à la fin des années 1980, elle est aujourd'hui reconnue par l'OMS, l'INSERM, la Haute Autorité de Santé et l'American Psychological Association comme traitement de première intention du trouble de stress post-traumatique. Sept études sur dix concluent qu'elle est plus rapide ou plus efficace que les thérapies cognitivo-comportementales centrées sur le trauma. Je pratique cette approche dans mon cabinet, adaptée à chaque personne et à chaque type de trauma.
L'EFT, tapoter pour libérer
L'EFT (Emotional Freedom Techniques) est une approche psychocorporelle qui combine une exposition mentale douce à l'événement difficile avec une stimulation physique de points précis du corps, situés le long des méridiens d'acupuncture. En tapotant ces points du bout des doigts tout en maintenant en conscience l'émotion ou le souvenir, on crée une désensibilisation progressive de la charge émotionnelle associée.
L'EFT agit à la fois sur le système nerveux autonome, sur les niveaux de cortisol (l'hormone du stress) et sur l'activité de l'amygdale. Des études montrent une réduction mesurable du cortisol salivaire après une séance. C'est une approche particulièrement douce, qui peut être apprise par le patient et pratiquée en autonomie entre les séances.
"Plus de 100 études, essais randomisés contrôlés et méta-analyses attestent de l'efficacité de l'EFT pour le trouble de stress post-traumatique, la dépression, l'anxiété et la douleur physique." Journal of Clinical Psychology
L'EFT est un excellent outil complémentaire à la stimulation bilatérale. Des études de l'Université de Toulouse démontrent sa faisabilité en amont et en parallèle d'un travail de retraitement du trauma.
Un espace sûr pour
déposer ce que vous portez
Mon accompagnement sur le trauma commence toujours par la sécurité. Avant d'aborder quoi que ce soit, je m'assure que vous avez les ressources internes pour traverser le travail. Il n'est jamais question de vous plonger dans l'événement sans filet.
Comprendre votre histoire, vos ressources, le type de trauma. Sans engagement de votre part.
Techniques de sophrologie et d'ancrage avant tout travail sur le trauma. Le corps doit se sentir en sécurité avant d'ouvrir quoi que ce soit.
Stimulation bilatérale et EFT, à votre rythme, en respectant votre capacité du moment. Jamais plus vite que votre système nerveux ne peut l'intégrer.
Disponibilité entre les séances. Outils à pratiquer seul. Suivi dans le temps pour s'assurer que les changements s'ancrent durablement.
Découvrez l'accompagnement stress et burnout.
Le stress chronique et le burnout partagent avec le trauma des mécanismes neurobiologiques communs. Si vous vous reconnaissez dans les deux, la page suivante vous est dédiée.
Prochaine étape
Vous portez quelque chose
depuis trop longtemps.
Un entretien téléphonique gratuit, confidentiel, sans engagement. Pour voir si mon approche peut vous aider à déposer ce poids, à votre rythme.
